Philou (Les poteaux)
Sur l’air de “Armstrong” de Claude Nougaro

Philou tu es très gentil,
Tu n’dis jamais non
Garçon toujours bien poli,
Même avec les cons
Quand t’as pris Jul’, l’idiot, idiot
Jett’, jett’, jette le dans l’eau
Baquet… pas chaud
Pas noyé quel pot


Tu t’es plongé dans la zique,
Avec tes poteaux
Chanter c’était magnifique,
Vive les trémolos
Chante pour nous, Philou, c’est doux !
Chante, chante, chante ça tient chaud
Je crie, oh toi !
Toi qu’es not’ poteau


La mamie avait une grange,
T’as volé la clef
T’as viré ce qui dérange,
Tu t’es installé
Oui j’ai beau voir la paille, le foin
Veaux, vaches, tous les animaux
Partis… bien loin
Guitare, basse, saxo


Y’avait France contre Brési(l),
Foot à la télé
Guitares et aussi ampli,
Phil a installé
Rue du Sauvage, ni Ben, Berry
Ni, ni, ni le Xav n’est là
Aucun… nenni
Philou fulmina



T’as essayé la varappe
Le look Edlinger
En fuchsia t’avais des sapes
Tu t’es accroché
Tu as crié, maman, à fond
Oui, oui, oui, bien motivé
Cordage... pitons
T’as pas dévissé


Avant de partir aux Stat’,
Phil n’a plus d’logis
Il a dû squatter chez Pat,
Avec un « ami »
Son bar toujours, toujours garni
Eau, eau, gazeuse et sodas
Coca… amis
Vous n’en doutez pas


Philou tu aimes bien la poire
Mais aussi l’whisky
Ton beauf il préfère le marc,
Le marc du pays
Avant, t’aimais, les bocks, les bocks
Mulh’, mulh’, mulh’ c’est à Mulhouse
Un air… de rock
Ou alors de blues


Aux US Phil est parti,
Jusqu’à San Diego
Il s’est trouvé une amie,
Au fond d’un bistrot
Et puis Nora, Isa, David
Tout, tout, tout est vraiment beau
Bossa… tango
Tamales, nacho


Philou il te faut du blé,
Pour tes grosses voitures
Ta Taylor et ta télé,
Circuit miniature
Eldorado, c’est nir-vana !
Bosse, bosse, bosse, ne t’arrêt’ pas
Famille… Nora
Barbecue, salsa


Pourtant la France c’est sympa,
Baneyx et Jarry
Thenon son haut et son bas,
Brico et Shopi
Cinquant’ balais, le pied, en France
Pose, pose, pose ton baluchon
Ma poule… pas d’chance
T’aurais plus un rond


Philou t’es un vrai Marchand,
Ça t’colle à la peau
Et malgré tes cinquante ans,
T’es toujours minot
Un feu qui brûle, voilà, Saint-Jean
Viens, viens, viens, on est bien
Tu as vingt ans
Et l’cœur sur la main